Selon Ramanou Abdou, secrétaire exécutif de la commission communale de supervision de Parakou, une structure décentralisée de la Cps, le niveau d'éxécution de la cartographie censitaire ne couvre pas encore la totalité des trois arrondissements de cette commune où le taux de réalisation atteint 90 % dans le meilleur des cas.
Sur la chaîne de télévision privée Canal 3, M. Abdou a indiqué hier qu’il «s’inscrivait en faux contre les résultats annoncés au chef de l’Etat» par le superviseur de la Cps. Il s’est indigné et s’interroge sur l’origine des résultats annoncés par le superviseur général de la Cps lors de la séance de travail qu’il a eue avec le chef de l’Etat et les présidents des institutions à la présidence de la république.
M. Abdou a souligné que la phase de la cartographie censitaire connaît des difficultés en raison du nombre insuffisant du personnel affecté à la tâche, notamment les agents cartographes recrutés et des moyens très limités mis à leur disposition. Mais, selon le superviseur communal, le véritable problème rencontré par le processus sur le terrain restera le niveau relativement faible de sensibilisation des populations sur le déroulement de l’opération.
Une partie de la population affiche une certaine réticence vis-à-vis du processus et refuse de se prêter aux questions des agents cartographes faute d’avoir été informée au préalable sur les objectifs de l’opération.