Réapparition du choléra au Bénin 69 cas enregistrés à Cotonou et Bonou, dont 5 décès
Les centres de soins erigés pour soigner les malades
Le choléra est une infection intestinale très contagieuse due à un vibrion appelé «le vibrion cholera». Ce vibrion est capable de survivre jusqu’à deux semaines dans l’eau douce et deux mois dans l’eau salée. Sa transmission se fait généralement par de l’eau de boisson contaminée par des déjections humaines, des coquillages, mais aussi des aliments contaminés par les mouches qui transmettent l’infection bactérienne. Depuis le 13 janvier 2010, le Bénin est à nouveau confronté à l’épidémie du choléra. A ce jour, 69 cas sont enregistrés dans les communes de Cotonou 2 et Bonou dont 5 décès.
Date de publication :
03-02-2010
Auteur(s) / source :
Eléonore Djegui
L’observance des règles d‘hygiènes sont incontestablement l’une des mesures à prendre pour prévenir le choléra. Le lavage des mains en particulier est un geste simple, banal qui sauve. Il doit se dérouler en six séquences pour une durée moyenne de trente seconde. Les étapes consistent à : se mouiller les mains avec de l’eau prendre du savon -faire mousser le savon -frotter les mains pendant dix (10) à quinze (15) secondes -rincer les mains à l’eau propre -pendant 15 secondes, -assécher les mains avec un linge propre Le lavage des mains à l’eau et au savon est nécessaire : -quand les mains sont visiblement sales, -après être allé à la toilette et aussi après avoir changé une couche, -après s’être mouché ou après avoir toussé ou éternué dans ses mains -avant et après le mangé -après tout geste de contact -après avoir manipulé des déchets, -après avoir rendu visite à des personnes malades ou en les soignants, -en touchant des animaux domestiques ou sauvages ou des excréments d’animaux pour ne citer que ces gestes. Selon le Dr Laurent Assogba, directeur national de la protection sanitaire (Dnps), le manque de latrines, d’eau potable et la consommation d’eau souillée par les populations sont des facteurs qui ont favorisé la survenue de l’épidémie dans les deux communes précitées. «Nous sommes en saison sèche. Les flux d’eau diminuent. Il y a aussi la concentration de certains gènes au niveau de l’eau et de certains puits. A Bonou, où des cas de choléra sont enregistrés, il n’y a malheureusement pas une adduction d’eau correcte mais plutôt un fleuve où les gens vont s’pprovisionner en eau» a-t-il déclaré. Pour le Dnps, il est normal de savoir que lorsqu’on n’a pas le minimum comme eau potable à boire cela pose de problème d’où la nécessité de la bouillir avant consommation ou de la désinfecter avec soit de l’eau de javel soit avec les comprimés aquatabs. Face à la nouvelle épidémie, des dispositions sont déjà prises par les autorités compétentes pour la prise en charge gratuite des cas enregistrés. Par ailleurs, les actions de sensibilisation, la distribution des produits aquatabs qui servent à désinfecter l’eau de consommation se poursuivent en vue de freiner la propagation du choléra qui provoque une diarrhée aiguë et une déshydratation intense.