PUBLICATION D’UN OUVRAGE SUR LA SONORISATION Pour rendre la musique africaine plus compétitive
Saintrick Mayikoulou
Le sourire aux lèvres, les dreadlocks bien dégagés, Saintrick Mayikoutou, originaire du Congo, qu’il a quitté depuis 1997 pour s’installer au Sénégal, vient de mettre à la disposition des acteurs culturels, un ouvrage qui traite uniquement de la sonorisation. Celui qui a constaté que dans ce domaine en Afrique, le terrain est encore vierge, souhaite que les Africains arrivent à maîtriser le son pour mieux se positionner sur le hit mondial.
Date de publication :
02-02-2010
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Imaginons un jour sans bruit ni son. Une telle situation ne manquerait pas sans doute, de créer des soucis à certains. Donc, c’est presque impossible. Sans doute, c’est l’une des raisons qui ont poussé Saintrick Mayikoutou, à théoriser sur le son, à travers son ouvrage qu’il vient de mettre à la disposition du public. L'ouvrage a été présenté au public dans les locaux de la structure pour la Promotion des entreprises créatives et culturelles au Sénégal (Peccs). Cette occasion a réuni un nombre important d’acteurs culturels qui évoluent dans le monde de la musique, du théâtre, du film ou de l’animation culturelle, mais aussi l’ambassadeur du Congo au Sénégal.
Pour l’auteur, ce livre constitue tout d’abord une nécessité, étant donné que sur le plan pédagogique, il n’y a presque pas d’ouvrages traitant de ce thème qu’est le son : «Le terrain est encore vierge en Afrique», souligne- t-il.
Saintrick Mayikoutou, qui est d’abord un artiste, a ainsi senti le besoin de mettre à la disposition des Sénégalais et des Africains en général, un outil pour leur permettre de mieux appréhender les techniques de la sonorisation, pour arriver à s’imposer sur le plan international. Ce qui conforte Aziz Dieng, président de l’Association des métiers de la musique (Ams) qui soutient que promouvoir la musique, c’est tout simplement la rendre plus compétitive, «en gagnant la bataille du son et de l’image». Pour M. Dieng, il y a beaucoup de créativité au Sénégal, mais c’est la présentation qui pose problème.
Toutefois, il estime que la maîtrise du son est une question de liberté artistique. Parfois ce sont des concerts ratés, ou tout simplement des tubes de musique africaine, qui n’arrivent pas à passer sur les ondes internationaux, «à cause de la qualité du son», ont déploré les participants à la cérémonie de lancement. C’est la raison pour laquelle, tous ont senti la nécessité pour les Africains de miser davantage sur le savoir, en apprenant les techniques de la sonorisation. Considérés en général comme les hommes de l’ombre, les techniciens du son sont les personnes sans qui un spectacle ne peut être apprécié, ne peut être bon. Et dans ce domaine, les ouvrages de référence en matière de sonorisation professionnelle sont rares, parce qu’ils se doivent d’être spécialisés, ce qui réduit le lectorat, selon Saintrick. C’est pourquoi, il a conçu un manuel technique, qui sera à la fois, indispensable pour le professionnel et essentiel pour le musicien, «souvent victime involontaire des problèmes qui font l’échec ou le succès d’un concert». La description de la chaîne du son, de ses composantes, de ce qui les unit ou les différencie, les qualités et les défauts de certains équipements, et leurs options en fonction des environnements et surtout comment se débrouiller en cas de problème sont entre autres les points abordés par l’auteur.