Le Fonds de garantie des industries culturelles est une initiative de l’OIF mise en place en 2003 afin de faciliter le financement des entreprises et projets culturels pour quinze pays d’Afrique occidentale. Il bénéficie de la confiance des organismes financiers et permet aux entreprises culturelles d’accéder aux financements dans de meilleures conditions. Le Fonds de garantie, qui ne se substitue pas au crédit, sert ainsi de catalyseur au sein d’un mécanisme de marché. Selon William Codjo, consultant dans le développement des industries culturelles, l’existence du Fonds de garantie des industries culturelles participe à la promotion de la diversité des expressions culturelles en Afrique et illustre la détermination de la Francophonie, conformément à ses objectifs, à oeuvrer pour la protection et le développement des industries culturelles. Ce Fonds qui est à sa phase expérimentale couvre l’Afrique de l’Ouest et sa gestion est assurée par la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC).
Pour Mohamed Diallo, conseil financier du président de la Banque d’investissement et de la Cedeao, l’objectif principal du fonds est de faciliter l’accès au financement bancaire pour les PME/PMI opérant dans les secteurs culturels des pays cibles. Le FGIC partage le risque avec l’établissement de crédit intervenant en prenant en charge une part significative de la perte, en cas de défaillance d’une opération garantie par le fonds. Bénéficiaires et règles Les entreprises concernées sont des personnes morales privées légalement constituées quelle que soit leur forme juridique, dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas un milliard (1 000 000 000) FCFA et opérant réellement dans un domaine culturel. Le taux de couverture et l’assiette de la garantie est de 80 % du montant en principal de l’opération garantie ; en cas de recours simultané à d’autres fonds de garantie, le taux de couverture cumulé est limité à 85 %. Le minimum de l’intervention est de 1 000 000 de FCFA par opération. Au début de la rencontre avec les opérateurs culturels du Bénin, William Codjo a d’abord procédé à un exposé qui lui a permis d’édifier l’auditoire sur des notions relatives à la création et au fonctionnement d’une véritable industrie culturelle. Toutes les subtilités relatives à la question ont été prises en compte à travers cette entrevue de plus d’une demi-heure d’horloge. C’est après cette séance d’explication du mécanisme de fonctionnement d’une industrie culturelle que les différents acteurs ont appris à mieux connaitre le Fonds de garantie des industries culturelles à travers un autre exposé cette fois-ci animé par Mohamed Diallo. Très motivés par ces deux exposés, les opérateurs culturels béninois ne se sont pas fait prier pour poser des questions. De nombreuses préoccupations et doléances ont été soumises aux animateurs de la rencontre qui ont apporté des éléments d'appréciation à leur auditoire. Après cette rencontre, le Fonds de garantie des industries culturelles (FGIC) est désormais une réalité pour les opérateurs culturels béninois qui pourront enfin bénéficier de prêts auprès des banques afin de donner corps à leurs projets.