De manière spécifique, la rencontre est organisée pour faire connaître davantage la Cnscpe, replacer l’opération du commissariat central de Cotonou dans son contexte, profiter de l’occasion pour amener les professionnels des médias à s’associer à la Cnscpe dans sa lutte de promotion et de protection des droits de l’enfant, spécialement sur le sujet actuel qui est la scolarisation de tous les enfants sans discrimination, informer les professionnels des médias sur les dispositions prises par la Cnscpe pour le suivi rapproché des enfants identifiés à travers les organisations de la société civile qui oeuvrent pour la promotion de la scolarisation. La séance a rassemblé des personnes ressources des ministères concernés par la protection de l’enfant au Bénin, des organisations non gouvernementales (Ong) nationales et internationales, des institutions partenaires qui interviennent également dans ce sens.
Une opération pour sensibiliser les parents
Selon le commissaire de police, Louis T. Tokpanou, chef de la brigade de protection des mineurs, l’opération qui a été menée sans violence a permis de récupérer 286 mineurs et de les orienter vers le commissariat central de Cotonou où ils ont été mis en sécurité et alimentés. L’objectif visé est de sensibiliser les parents des enfants récupérés au cours de cette action sur la nécessité de les inscrire à l’école. Pour le commissaire Constant Sossou, l’opération est une initiative du procureur de la république près le tribunal de 1ère instance de Cotonou. Toutefois, c’est le commissariat central de Cotonou qui s’est chargé de son organisation. La cellule nationale de suivi et de coordination pour la protection de l’enfant (Cnscpe) s’est quant à elle, occupée de la gestion de l’opération. Le Secrétaire général du ministère de la Famille et de la solidarité, Rigobert Hounouvi, informé de l’opération, s’est rendu sur les lieux accompagné de quelques partenaires, acteurs de protection des enfants et de promotion de leurs droits. Il a participé à la séance de sensibilisation des parents présents au commissariat central. A la fin de cette séance la majorité des enfants sont remis à leurs parents qui ont pris l’engagement de les inscrire à l’école dans un délai d’une semaine. Les quatorze restants dont les parents n’ont pas fait le déplacement ont été transférés le même jour au centre d’accueil et de transit de la brigade de protection des mineurs (Bpm) où la même procédure a été suivie par la suite. A ce jour tous les enfants sont déjà remis à leurs parents.
Les dispositions prises pour leur suivi
Selon Louis T. Tokpanou, chef de la brigade de protection des mineurs, la Cnscpe, au cours de ses réunions, a dépêché une équipe au ministère de l’enseignement primaire qui s’implique actuellement dans la gestion de ces cas. Le ministère a pris un certain nombre d’engagement aussi bien pour l’inscription effective de ces enfants que pour l’appui à leur apporter. Au nombre de ces appuis figurent des fournitures scolaires, des kaki. Le ministère s’est engagé à les suivre avec les Ong de la localité de chaque enfant récupéré. Le suivi va donc se faire avec les centres de promotion sociale, les Ong intervenant dans la protection des droits de l’enfant, les responsables du ministère de l’enseignement primaire de la zone où résident ces enfants et où ils ont été scolarisés ou entrain d’être scolarisés. La cellule a prévu également des actions en faveur des ministères concernés. « Tous les ministères sont au rendez-vous » a déclaré le commissaire Louis T. Tokpanou. Il a ajouté que la Cnscpe a prévu de délocaliser progressivement toutes ses interventions au niveau départemental.